La rupture conventionnelle avait été présentée comme une expérimentation limitée dans le temps. Le Gouvernement en fait désormais un dispositif permanent et profite de cette pérennisation pour imposer une baisse brutale des garanties financières accordées aux agents.

Derrière le discours officiel sur la « fluidité des parcours », la réalité est sans appel :
Sous l’affichage d’un dispositif prétendument négocié, l’Administration verrouille durablement un outil d’incitation au départ de la Fonction publique, taillé pour accompagner les suppressions d’emplois, les restructurations et des budgets d’austérité. Dans le même temps, les agents, eux, voient leurs garanties financières sabrées : jusqu’à 50 % de baisse sur les montants minimaux de l’indemnité et un plafond maximal divisé par deux. Autrement dit, le Gouvernement pérennise l’outil, mais en fait payer le prix aux agents.

La FGF-FO dénonce une attaque frontale contre les agents publics. Le Gouvernement ne sécurise pas les reconversions. Il rend les départs moins coûteux pour les employeurs publics et fait supporter aux agents l’essentiel des risques d’une rupture définitive.

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