La FNEC FP-FO a participé au 2ème meeting international contre la guerre qui s’est tenu à Londres, au Central Hall de Westminster, le 20 juin, aux côtés des 3 000 militants venus de toute l’Europe.

Se sont succédé à la tribune de très nombreux intervenants syndicalistes, politiques, associatifs, soucieux de construire un mouvement international pour bloquer la marche à la guerre et mettre fin au génocide en Palestine.

Parmi eux, les dirigeants de la coalition Stop the War (Grande-Bretagne), organisateurs du meeting, et également des représentants du syndicat PCS (Public and commercial Service Union) regroupant les fonctionnaires d’État (Grande-Bretagne), de la BAFWU (Bakers Food and Allied Workers Union), syndicat des boulangers et de l’alimentation (Grande-Bretagne), du groupe antiguerre international Code Pink (États-Unis), du UCU (University and College Union, Grande-Bretagne, présent au Congrès de la FNEC FP-FO), du syndicat NEU, syndicat des enseignants britanniques, de Unison (le plus grand syndicat professionnel au Royaume-Uni), d’IG Metall (1er syndicat d’Europe avec près de 3 millions de membres) regroupant les ouvriers de la métallurgie, du textile, du bois et du plastique (Allemagne), du syndicat des cheminots RMT (Royaume-Uni), du Movement for Black Lives (États-Unis), du syndicat des dockers du Pirée, Grèce, des parlementaires européens dont des députés LFI et Diane Abott (députée du Parti travailliste, première femme noire élue au Parlement britannique), de DSA (parti socialiste américain), des militants antiguerre russe et ukrainien, Mustafa Barghouti, médecin, président du Secours médical palestinien et Felix Kreklow Rojas, étudiant allemand qui a organisé la grève contre la conscription le 8 mai dernier en Allemagne. Il faut ajouter la participation de la FLC-CGIL d’Italie qui était au 20ème congrès de la FNEC FP-FO en décembre dernier.

Ils ont expliqué comment leurs gouvernements pillaient les budgets publics pour alimenter l’armement et les projets militaires. De nombreuses organisations ont ouvert des voies de résistance dans leur pays grâce à des actions concrètes : grèves, rassemblements, blocages.
Outre les interventions très combatives, des rapprochements se sont opérés par-delà les frontières.

Ainsi les étudiants de plusieurs pays, dont la France et l’Allemagne, se sont regroupés pour agir de manière coordonnée contre la conscription et la militarisation. La FNEC FP-FO a poursuivi les discussions avec ses homologues européens à l’issue du meeting. Aucun n’accepte la saignée des services publics au profit des économies de guerre, pas plus que la tentative des gouvernements de dévoyer l’École pour en faire un lieu de recrutement pour l’armée.

Le combat concret contre la marche à la guerre engagée par nos gouvernements

De nombreux participants, à commencer par les syndicalistes d’Espagne, de France, d’Allemagne, du Royaume-Uni, de Grèce, d’Italie, de Bahreïn ont pris la parole pour relater leurs combats pour les salaires et la protection sociale, pour défendre les services publics saignés par l’économie de guerre, et pour les libertés syndicales remises en cause par la militarisation. Des déserteurs russes et ukrainiens sont intervenus ensemble pour démontrer la complicité des gouvernements européens dans cette guerre, puisqu’ils refusent les réfugiés russes en âge de combattre, permettant au gouvernement russe de les renvoyer au front : ils ont annoncé une campagne en soutien à ces déserteurs.

Bien entendu, la complicité des gouvernements européens dans le génocide du peuple palestinien a également été largement traitée. Tout comme les guerres au Soudan, au Liban, en Iran.

Un appel à l’action

La veille du meeting, avec 200 délégués venus d’Europe et d’ailleurs, la FNEC FP-FO était également partie prenante de la conférence qui s’est tenue dans les locaux du NEU (National Education Union) pour planifier des actions à l’échelle internationale. Les principales décisions qui ont été adoptées :
– la journée du 10 octobre pour la Palestine, pour mettre fin à trois années de génocide et à des décennies d’occupation et d’apartheid ;
– un week-end d’action contre la militarisation et la conscription, les 21 et 22 novembre ;
– la journée d’action des dockers contre la guerre, en octobre, dont la date reste à confirmer. Cf. l’appel sur le site de la FNEC FP-FO.

La FNEC FP-FO est intervenue à deux reprises dans les conférences pour expliquer que le combat contre la guerre en France passe par la mobilisation pour le retrait de la Loi de Programmation Militaire. Elle a rappelé la place que les syndicats doivent occuper en défense de la jeunesse.

Elle a évoqué les initiatives qu’elle a d’ores et déjà engagées contre la militarisation de l’École et la nécessité de bloquer le retour de la conscription dans différents pays en Europe, ce qui a fait écho à des interventions de militants italiens, anglais, belges, allemands. Cf. ci-dessous.

Les discussions se poursuivent pour organiser des initiatives communes, notamment avec le syndicat du supérieur au Royaume-Uni (UCU) à la rentrée.

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