L’objectif du Grenelle du ministre Blanquer est clair : amplifier l’entreprise de territorialisation de l’Ecole publique initiée par ses prédécesseurs et lui imposer un fonctionnement calqué sur celui des entreprises privées, basé sur le management et l’auto­évaluation. 

Pour cela, il lui faut en finir avec le fonctionnement des écoles tel qu’on le connaît aujourd’hui et modifier en profondeur le rôle du directeur.

Du statut de maître ­directeur aux établissements publics des savoirs fondamentaux (EPSF) de la loi Blanquer en passant par les établissements publics d’enseignement primaire (EPEP), nombreuses ont été les tentatives pour mettre en place un directeur supérieur hiérarchique d’écoles autonomes. Jusqu’à présent, la mobilisation des personnels les a toujours mises en échec.

Aujourd’hui, c’est un arsenal de contre­réformes que le président et le ministre s’apprêtent à mettre en place :

La proposition de loi Rilhac entend donner une autorité fonctionnelle aux directeurs et les soumettre à des conseils d’école devenus décisionnaires ;

Le ministre Blanquer affirme sa volonté de créer un emploi fonctionnel pour les directeurs afin de les placer sous le joug de lettres de missions de l’IA ­DASEN ;

Le président Macron annonce une expérimentation à Marseille où, dans 50 écoles, les directeurs seraient chargés de recruter les enseignants et pourraient définir le fonctionnement et le rythme scolaire de l’école sous la férule d’acteurs extrascolaires.

Le SNUDI­ FO, avec le SNUipp­ FSU, la CGT Educ’action et SUD Education revendique l’abandon de ces mesures. Celles-­ci suscitent d’ailleurs le rejet chez les personnels. Ainsi, ce sont déjà 80 écoles de Marseille qui ont signé un appel indiquant leur refus de mettre en place l’expérimentation Macron. Elles ont raison et le SNUDI ­FO les soutient !

Dans les départements, les prises de position se multiplient dans les écoles, dans les réunions d’information syndicale pour exiger le retrait de ces contre­réformes. Le SNUDI­ FO appelle les personnels à se réunir, à amplifier cette campagne de motions afin de préparer la mobilisation pour l’abandon de la loi Rilhac et de l’expérimentation Macron. Nous n’en voulons ni à Marseille ni ailleurs !

La question de la grève, de la grève pour gagner, est posée.

Lire le 4 pages du SNUDI FO ci-dessous :

211013 Journal spécial direction