Snudi Force Ouvrière

Scolarisation des enfants de migrants : la ministre doit ouvrir des structures adaptées, créer les postes, recourir largement à la liste complémentaire !

vendredi 25 septembre 2015 par FNEC FP - FO

« Les enfants de migrants ont vocation à être scolarisés… l’éducation nationale se mobilise pour la scolarisation des jeunes migrants  »… C’est avec ces belles paroles que la Ministre annonce l’accueil en deux ans de 8 à 10 000 enfants réfugiés dans les écoles.

D’un côté, les discours, de l’autre, la réalité

Le 13 septembre, N. Vallaud Belkacem déclare : «  On a la chance d’avoir dans notre école française un dispositif qui s’appelle les centres académiques de scolarisation des enfants allophones, qui nous permet d’avoir des classes spécifiques pour accueillir ces enfants, leur faire apprendre très vite le français et un certain nombre de valeurs républicaines avant de les mettre dans des classes ordinaires. C’est comme cela que les choses vont se passer  ».
C’est tout le contenu de l’ «  école inclusive » mise à l’honneur par la loi de refondation de l’école.

Dans le premier comme dans le second degré, les personnels sont bien placés pour savoir en quoi consiste l’inclusion : des élèves qui devraient relever de structures spécialisées sont inscrits « très vite » dans des classes ordinaires déjà surchargées, de plus en plus hétérogènes et pris en charge quelques heures seulement par un enseignant itinérant totalement débordé.
En cette rentrée, y compris en éducation prioritaire, les classes comptent 30 élèves voire plus.

C’est dans ces conditions que les enfants des migrants vont être accueillis.

Rappelons que la création des UPE2A (unités pédagogiques pour élèves allophones arrivants) a entraîné la diminution de la moitié du nombre d’enseignants exerçant dans les structures spécialisées. A Paris, il reste 50 UPE2A actuellement, il y avait 65 CLIN il y a 10 ans. Deux semaines après la rentrée, de nombreuses UPE2A sont déjà en sureffectif et le DASEN n’a plus aucun moyen en réserve pour en ouvrir. De nombreux enseignants d’UPE2A sont passés de 10, 12 élèves par classe à 50 (voire plus) dispersés dans plusieurs écoles et dont ils ne peuvent s’occuper que quelques heures par semaine et encore…

Des camions écoles pour accueillir les enfants ?


D’ailleurs, la Ministre précise : « Ne rêvons pas, on ne sauvera pas des classes rurales en y envoyant des enfants de migrants. Mais on trouvera les moyens pour scolariser les enfants au plus près de leurs lieux d’hébergement… quitte à y envoyer, dans un premier temps, des antennes mobiles
 » !

Les discours sur l’accueil des migrants ne masqueront pas la réalité de la politique mise en œuvre par la ministre qui n’entend rien, qui n’écoute pas, qui refuse de répondre aux revendications urgentes des personnels sur l’abrogation de la réforme du collège, sur les postes qui manquent partout et qui leur oppose l’enveloppe budgétaire dictée par la politique d’austérité du gouvernement.

La FNEC FP FO n’acceptera aucun enfumage.
Il faut les postes, les structures adaptées.

La ministre déclare : «  L’éducation nationale se mobilise pour la scolarisation des jeunes migrants  ».

La FNEC FP FO s’adresse à la ministre pour que les moyens nécessaires soient créés pour accueillir ces élèves : création des postes et des structures adaptées nécessaires, en particulier par le recours systématique à la liste complémentaire.


titre documents joints

Communiqué FNEC du 24 septembre 2015

25 septembre 2015
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