Snudi Force Ouvrière

Résolution du BN des 27 et 28 août 2015

jeudi 3 septembre 2015

Résolution du BN des 27 et 28 août 2015

Le BN du SNUDI-FO réuni les 27 et 28 août 2015 a procédé à l’examen de la situation faite aux personnels du 1er degré de l’Education nationale.
Avec la CEF de la FNEC réunie les 26 et 27 août, le BN considère que la situation n’a jamais été aussi grave pour les personnels, ce qui met la grève à l’ordre du jour.
En deux mois d’été, le gouvernement Hollande/Valls a accentué sa politique d’austérité exigée par l’Union européenne, le FMI et la BCE.
Ainsi :

  • il a fait adopter la Loi Macron, la loi NOTRe, la loi Rebsamen, la réforme territoriale…
  • il a décidé la baisse du taux de rémunération du livret A au 1er août de 1% à 0,75%, la simplification du bulletin de paie…

Dans le même temps le chômage continue d’augmenter confirmant les craintes du communiqué confédéral de juillet : « Chômage : une simple pause estivale ?  ».
Dans l’Education nationale, si la ministre annonce qu’il n’y aura pas de fusion de rectorats avec la création des 13 grandes régions, elle instaure le principe d’un partenariat renforcé sous la responsabilité d’un recteur coordonnateur et confirme que des DSDEN peuvent disparaître et avec elles, les règles de gestion départementale du corps des PE.

Avec la CEF, le BN dénonce le fait que le gouvernement cherche à associer partout les organisations syndicales à la mise en œuvre de ces mesures. C’est en particulier le but de la conférence sociale annoncée par le gouvernement pour le mois d’octobre.

Avec la CEF, le BN enregistre avec satisfaction les déclarations du secrétaire général de notre confédération, Jean Claude Mailly, qui a indiqué « que rien n’est garanti sur la présence de Force Ouvrière » à cette conférence sociale, rappelant que FO « n’est pas chargé des opérations de comm’ du gouvernement  » (AFP 18 août 2015).

Confrontés aux conséquences dramatiques de cette politique, les salariés et les personnels de l’Education nationale ont exprimé en toutes occasions leur refus de ces mesures.

Le BN du SNUDI s’inscrit dans l’analyse de la CEF :
« La CEF rappelle que le rejet des salariés s’est manifesté le 9 avril dernier lors de la grève interprofessionnelle appelée par les confédérations FORCE OUVRIERE et CGT ainsi que par la FSU et Solidaires.

Les suites de cette journée se sont traduites par de multiples grèves dans plusieurs secteurs ( Air France, Radio France, Hôpitaux….).

Cela a été aussi vrai dans l’Education nationale avec l’appel à la grève du 19 mai des syndicats du 2nd degré SNFOLC, le SNETAA-FO, la section fédérale de l’enseignement privé FO, le SNES-FSU, le SNEP-FSU, le SNUEP-FSU, le SNALC, la CGT Educ’action, SUD Education et le SNCL, pour exiger le retrait de la réforme du collège que la ministre fait passer de manière provocatrice le 20 mai et en force comme les réformes précédentes.

Fait marquant : dans plusieurs départements, la jonction a commencé à s’opérer entre les personnels du 1er degré et ceux du 2nd degré s’appuyant notamment sur les initiatives prises par la FNEC FP-FO et ses syndicats, avec la CGT Educ’action et SUD Education ainsi que plusieurs sections départementales du SNUipp FSU, non seulement pour s’opposer à la destruction des SEGPA (mesure liée à la réforme du collège), mais aussi pour exiger l’abandon de la réforme des rythmes scolaires et l’arrêt de la territorialisation de l’Ecole et de la dislocation des statuts des personnels, ce qui constitue le cadre commun à toutes les contre-réformes gouvernementales dans l’Education nationale, la Fonction Publique et la Formation Professionnelle. »

Pour le BN la situation nécessite de poursuivre sur la lancée du 9 avril, du 19 mai …
C’est la préparation de la grève qui est à l’ordre du jour


Dans cette situation, avec la CEF, le BN estime qu’il est nécessaire de poursuivre sur la lancée du 9 avril pour en finir avec la loi Macron, le pacte de responsabilité, la réforme territoriale et préserver les droits collectifs dont le statut de la Fonction publique.

Pour les personnels de l’Education nationale, le BN estime qu’il est nécessaire de poursuivre également sur la lancée du 19 mai pour en finir avec les contre-réformes découlant de la refondation et de la territorialisation de l’école, notamment la réforme du collège, le projet de réforme des SEGPA, la réforme des rythmes scolaires.
C’est pourquoi, avec la CEF, le BN a pris connaissance de la déclaration des organisations syndicales du 2nd degré du 29 juin, SNES-FSU, SNEP-FSU, SNALC-FGAF, SNFOLC, SNETAA-FO, SFSDPEP-FO, CGT Educ’action, SNEIP CGT, SNCL-FAEN, SIES-FAEN et le SUNDEP Solidaires qui « rejettent toujours la réforme du collège » et « restent déterminées à obtenir son abrogation  », en actant le principe d’une « grève nationale en septembre  ».

Avec la CEF, le BN considère que cette déclaration intersyndicale est un point d’appui qui doit être suivi d’effet non seulement pour les personnels du 2nd degré mais pour l’ensemble des personnels de l’Education nationale. Elle considère qu’effectivement c’est la jonction dans la grève entre tous les personnels du ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche qui est à l’ordre du jour.

En conséquence, le BN décide de mettre en pratique la déclaration de la CEF, qui appelle l’ensemble des structures de la Fédération à réunir, dès la rentrée, les personnels dans les établissements, les secteurs, les services pour mettre en discussion la préparation de la grève pour la satisfaction des revendications.
Le BN rappelle que le SNUDI-FO s’est également adressé à tous les syndicats du 1er degré pour leur proposer de préparer la grève et de faire la jonction avec les personnels du 2nd degré.

Le BN souligne que la FNEC FP-FO a déposé un préavis de grève auprès de la ministre de l’Education nationale à compter du 31 août.
Le BN invite tous les syndicats départementaux à faire connaitre largement la déclaration de la CEF des 26 et 27 août 2015.

Le protocole AFP PPCR* ne doit pas être signé.
Les salaires et la valeur du point d’indice doivent être augmentés

* avenir fonction publique parcours professionnels carrière et rémunérations

Le BN constate que le protocole d’accord PPCR soumis à la signature des fédérations syndicales de fonctionnaires d’ici au 30 septembre par la ministre de la Fonction publique menace directement le statut.
« Revalorisation salariale » affirme la ministre ! La réalité est tout autre.
Le BN considère que le projet d’accord PPCR concentre l’offensive contre le statut. Il est inacceptable.

Le BN avec la CEF et la FGF dénonce la campagne médiatique qui vise à accréditer une amélioration de la rémunération des fonctionnaires contenue dans l’axe 2 du projet d’accord PPCR pour mieux masquer le véritable enjeu. L’étude détaillée des propositions dément totalement une telle affirmation comme le prouve le document du SNUDI-FO.

Par contre, la ministre voudrait cacher le véritable contenu de l’axe 1 du protocole PPCR qu’elle entend faire signer aux organisations syndicales. A savoir la généralisation des fusions et des « rapprochements des corps », « les corps interministériels  » voire inter Fonction publique, « faciliter la mobilité des agents », « la simplification des règles de gestion statutaire  », « réformer les règles afférentes à l’attractivité territoriale  », faciliter «  les parcours professionnels au sein d’une même zone géographique  » avec la création de «  bourse d’emplois entre les versants de la fonction publique »…et « la modernisation de l’organisation et des modalités de consultation des CAP ».

Le BN considère qu’ il s’agit de mesures de dislocation du statut général de la Fonction publique et de tous les statuts particuliers visant à permettre l’application pleine et entière de la territorialisation de la République dans le cadre des 13 grandes régions et de la loi Notre dont les rythmes scolaires, la réforme du collège sont la déclinaison dans l’Education nationale.

C’est le pendant, dans la Fonction publique, de la loi Macron contre le code du travail dans le privé.

Le BN s’inscrit dans la position arrêtée par la CEF
«  La CEF considère que le cadre même du PPCR est un chamboulement en profondeur de l’organisation des carrières des fonctionnaires sans répondre à la revendication de l‘augmentation du point d’indice bloqué depuis le 1er juillet 2010. Pour la FNEC FP-FO, cette revendication est la revendication prioritaire.
La CEF considère qu’il n’y aurait aucune justification à apporter la signature de FO si les propositions de la Ministre de la Fonction publique ne répondaient pas aux légitimes revendications adoptées lors du dernier congrès de la FGF-FO en ce qui concerne les traitements, les grilles, la carrière, le régime indemnitaire et les garanties statutaires notamment en ce qui concerne le droit à mutation.

La CEF constate que les discussions au sein de la FGF-FO et de l’UIAFP-FO ont permis de vérifier que cette analyse est celle des syndicats de notre organisation. La ministre de la FP a confirmé qu’elle n’entendait pas augmenter ne serait-ce que d’un centime le point d’indice.

Dès lors, la CEF réaffirme le point de vue de la FNEC FP-FO : le projet ministériel AFP-PPCR ne peut pas être signé.  »

Le BN invite les syndicats départementaux à se saisir largement du document sur le contenu du projet d’accord PPCR.

Abandon du projet de décret relatif au recrutement de contractuels

Le BN constate que contrairement aux déclarations de principe de la ministre de la Fonction publique sur son « attachement » au « statut des fonctionnaires » (préambule accord PPCR), la ministre de l’Education nationale publie un projet de décret qui institutionnalise l’embauche d‘enseignants contractuels dans les écoles en violation de l’article 3 de la Loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 (cf. note SNUDI ci-jointe).
Il instaure l’entretien professionnel pour les enseignants contractuels anticipant sur l’ouverture de discussion sur l’évaluation des enseignants que la ministre a annoncé en septembre

Et de plus la ministre de la Fonction publique annonce un plan pour généraliser l’apprentissage sous contrat de droit privé dans la Fonction publique (4 000 en 2015 et 10 000 en 2016 dont 2000 dans l’Education nationale dès la rentrée 2015-2016).
Le BN demande l’abandon pur et simple du projet de décret relatif au recrutement de contractuels.

Dans les écoles préparer la grève !

Dans les écoles, la rentrée s’annonce particulièrement tendue avec les suppressions de postes et d’écoles entières, la poursuite de la réforme des rythmes scolaires et la généralisation des PEDT, les remises en cause statutaires (exeat, temps partiel, annualisation des TR, Magistère...) conséquences de la loi de refondation qui territorialise l’école et détruit les statuts.

Face au désastre des Rythmes scolaires, la ministre s’obstine.

La logique des PEDT conduit à ce que les municipalités commencent à prendre la main sur les conditions d’application des ORS des enseignants voire de remise en cause des ORS.

Elle confirme la généralisation des PEDT, des « chartes d’engagement réciproque : « Au moment où cette réforme difficile s’inscrit dans la durée et où les PEDT, grâce à votre mobilisation, deviennent un instrument de travail avec les collectivités territoriales.(…). La remise en place de cinq matinées n’aura de sens que si un vrai travail se fait dans chaque école pour que les enseignements soient organisés de façon à ce que les temps d’apprentissage soient les plus efficaces » (réunion des recteurs et DASEN du 24 août).

A Paris, le DASEN « propose » 2 heures de concertation le jour de la prérentrée entre enseignants et personnels municipaux.
Le BN invite les syndicats départementaux à faire connaître aux personnels ces remises en cause et à s’en saisir comme des éléments de mobilisation pour préparer la grève.

Carte scolaire : toujours plus d’austérité !
Un poste pour…55 élèves supplémentaires

25 400 élèves supplémentaires seront à scolariser à la rentrée 2015. L’enfumage gouvernemental autour des prétendues créations de postes se traduit dans les faits par une nouvelle dégradation des conditions de travail. La grande majorité des 2 511 postes créés est utilisée pour développer les dispositifs de la « refondation » de l’école. Au total, seulement 464 postes sont utilisés pour les classes et répondre aux besoins des écoles et à la hausse démographique…soit un poste pour 55 élèves supplémentaires !

  • 770 postes sont destinés à la refonte de l’Education prioritaire, principalement pour remplacer les enseignants de REP + ayant une décharge de service ;
  • 456 postes sont destinés au dispositif « plus de maîtres que de classes » ;
  • 111 postes pour l’« accueil des moins de 3 ans » à partir de projets « co-élaborés par l’Education nationale et les collectivités territoriales »…

Toujours plus de postes aux missions diverses définies par des projets locaux et toujours moins de postes statutaires devant classe, de postes de titulaires-remplaçants ou de RASED.

Le BN du SNUDI-FO invite les syndicats départementaux à prendre toutes les initiatives pour l’annulation des fermetures, pour les ouvertures, en prenant appui si nécessaire sur le préavis de grève déposé par la FNEC FP-FO : assemblées générales, délégations, pétitions, occupations …

Il n’y a donc rien de plus urgent que de préparer la grève dès la rentrée !

« La jonction des personnels du 1er et du 2nd degré est non seulement nécessaire mais qu’elle est à l’ordre du jour dans la grève pour l’abrogation du décret sur la réforme du collège mais aussi pour l’abrogation de tous les décrets instaurant la territorialisation dans l’Education nationale (PEdT - Rythmes scolaires...) » (3 juin, communiqué SNUDI-FO avec CGT et SUD-éducation)

Dès la rentrée, le BN invite les syndicats départementaux à prendre les dispositions pour :

  • réunir les instances dans les meilleurs délais,
  • organiser les assemblées des adhérents
  • réunir les collègues pour préparer la grève pour défendre les revendications, à commencer par l’abrogation de la réforme des rythmes scolaires.
  • organiser les plans de RIS
  • contacter tous syndicats du 1e degré opposés aux rythmes scolaires

Mutation : Exeat-ineat

Le BN invite les syndicats départementaux à continuer à défendre les dossiers d’exeat-ineat auprès des instances départementales.

Le BN du SNUDI-FO mandate le SN pour continuer à intervenir auprès du ministère afin de défendre à nouveau les dossiers de demande d’exeat-ineat non aboutis.
Il invite les syndicats départementaux à envoyer les dossiers, notamment les plus délicats, au SN afin que ceux-ci soient défendus.

Mouvement intradépartemental

Suite au courrier intersyndical SNUDI-FO, SNUipp-FSU, SE-UNSA sur le mouvement intra-départemental, une entrevue a eu lieu avec le ministère le 7 juillet dernier :
Le SNUDI-FO y a porté les revendications suivantes :

  • extension (au-delà de 30) du nombre de vœux aux différentes phases du mouvement ;
  • suppression des vœux géographiques ;
  • suppression des postes à profil ;
  • maintien ou retour à une véritable 2ème phase du mouvement avec saisie de vœux ;
  • respect du paritarisme et tenue de CAPD pour chaque étape du mouvement.

Les représentants du ministère ont bien noté les revendications clairement identifiées par les représentants de Force Ouvrière. Mais le chef de la DGRH a renvoyé la discussion à des groupes de travail « miroir », avec des IA et avec les organisations syndicales représentatives au CTM, malgré l’opposition du syndicat.
Le SNUDI-FO continuera d’agir pour la satisfaction de ses revendications quelle que soit la forme que prendront les discussions sur ce dossier avec le ministère, les recteurs et les IA.
Compte tenu des menaces qui se précisent sur l’existence de certaines DSDEN et des services départementaux de gestion des PE, le BN considère que la revendication de maintien de la gestion départementale des PE suivant les règles adoptées après consultation des CAPD est essentielle et qu’elle constitue un préalable à toute négociation.

Listes complémentaires

Le BN du SNUDI-FO exige le recrutement des Listes complémentaires pour pallier au manque de PE dans les écoles, notamment pour assurer les remplacements et permettre l’attribution des exeats.
Le BN du SNUDI-FO dénonce la situation de l’Académie de Créteil où 200 contractuels viennent d’être recrutés alors que la LC du 2ème concours est de 470.
Cette situation s’explique par l’injonction de la Ministre de « ne pas dépasser le plafond d’emplois de 1885 stagiaires ».
Le BN du SNUDI-FO mandate le SN pour organiser la mobilisation des personnels pour exiger de la Ministre le recrutement immédiat des LC.

Stagiaires

Le BN invite les syndicats départementaux à être présents dans les ESPE afin d’aider les stagiaires, tant au niveau de leur stage en classe qu’au niveau de leur formation à l’ESPE.
Le BN alerte sur le fait que, cette année, certains stagiaires ne sont pas titularisés car ils n’ont pas obtenu leur M2 (parfois à 1 point près) alors qu’ils ont donné toute satisfaction en classe.
Le BN invite également les syndicats départementaux à être vigilant sur les exigences (notamment en matière de mémoire) de l’ESPE, notamment pour les stagiaires déjà détenteurs d’un M2.
Le BN invite les syndicats départementaux à intervenir auprès des rectorats afin de soutenir au maximum toutes les demandes d’échanges intra-académiques et toutes les demandes de transfert de scolarité.

Défense des SEGPA

Le BN du SNUDI-FO s’oppose à toute transformation de la structure Segpa en dispositif inclusif permettant la dilution des missions des personnels exerçant en Segpa.
Pour le BN du SNUDI-FO l’argument minstériel de favoriser « une meilleure inclusion des élèves » permet surtout au ministère de restreindre massivement de manière significative l’enveloppe budgétaire consacrée.
Le BN du SNUDI-FO dénonce la diminution drastique des départs en stage CAPA-SH option F qui sont passés de 390 départs en 2008 à 149 pour la rentrée 2015 !
Enfin le BN du SNUDI-FO s’oppose à toute tentative de diminuer le régime indemnitaire des personnels exerçant en Segpa qui pourrait, selon les propositions ministérielles, représenter une baisse d’environ 800 euros par an.
Le BN du SNUDI-FO demande le maintien de la structure Segpa et le départ en stage CAPA-SH option F à hauteur des besoins.

Le BN appelle les syndicats départementaux à proposer dans le cadre des sections départementales de la FNEC, un plan de réunions d’information et de mobilisation des personnels du 1er et du 2nd degré et des PLP.

ULIS écoles et inclusion scolaire

Le BN condamne la circulaire qui transforme les CLIS actuelles en ULIS écoles. Cette nouvelle circulaire fait disparaître la classe spécialisée au profit de l’inclusion scolaire. Les enseignants affectés sur ces postes deviennent des coordonnateurs laissant l’enseignement aux classes ordinaires des écoles.

Le BN mandate le SN pour faire un communiqué sur toutes les questions d’inclusion scolaire.
Le BN mandate le SN pour transmettre aux SD toutes les informations concernant les jugements de TA condamnant l’Etat suite à des notifications de MDPH non suivies d’effet.

Cycle CM/6ème : report à septembre 2016

Confrontée à la résistance des personnels aux conséquences de la mise en œuvre de la loi de refondation de l’Ecole, notamment de la réforme du collège et l’élaboration des nouveaux programmes, la ministre a décidé de repousser la date d’entrée en vigueur du cycle CM1/CM2/6ème au 1er septembre 2016.
Il vise à instaurer les échanges de service entre PE et certifiés pour mieux fondre leurs obligations de services respectives afin de préparer la fusion de ces corps dans la logique du projet d‘accord PPCR.
« Pour la FNEC FP-FO le report du cycle CM /6ème entraine de fait le report de la mise en place des conseils école/collège. C’est le sens que nous donnons à ce projet de décret. »
Pour le BN, aucun enseignant ne peut donc être tenu de participer à quelque titre que ce soit au conseil école/collège

Magistère

Les problèmes liés à l’utilisation de ce logiciel de formation à distance sur la santé des personnels et leurs conditions de travail sont incontestables : formation qui ne correspond pas aux attentes des collègues, allongement de la journée de travail, heures non comptabilisées, auto évaluation, processus de culpabilisation, absence de confidentialité, non-respect de la législation en matière de télétravail.
Ces problèmes ont fait l’objet d’un vœu voté à l’unanimité des organisations syndicales au CHSCT-M le 12 mars. La ministre y a répondu le 16 juin en précisant que le recours à Magistère ne revêtait pas un caractère obligatoire. Le BN constate que ce vote conforte la revendication du SNUDI-FO d’abandon de toute formation à distance.
Le BN du SNUDI-FO souligne que toutefois le ministère a été contraint de reconnaître que les enseignants pouvaient se former « quand ils le souhaitent et à partir du lieu de leur choix pour la partie en ligne » (cf. réponse Gaudy DRH du 31 juillet 2015)
Le BN du SNUDI-FO invite les syndicats à agir dans les départements pour que l’avis de la ministre soit respecté, voire à lancer des consignes de refus de participer aux formations Magistère.

Calendrier scolaire et journée de pré-rentrée

Le BN, en accord avec la FNEC FP-FO, n’accepte pas que le nouveau calendrier scolaire soit soumis aux exigences locales, patronales ou de tout autre groupe de pression dans le cadre de la territorialisation de l’Ecole.
Il propose que la FNEC FP-FO continue de revendiquer :

  • Maintien d’un calendrier national unique pour les écoles, les collèges et les lycées intégrant le rythme 7semaines travaillées / 2 semaines de congé ;
  • Pas de sortie après le 30 juin, retour aux 2 mois de congés d’été ;
  • Attribution du pont de l’Ascension sans récupération ;
  • Respect du Code l’éducation qui fixe la durée de l’année scolaire à 36 semaines.

Le BN rappelle également que le calendrier scolaire publié au BO du 23 avril ne prévoit qu’un seul jour de pré-rentrée, fixé le lundi 31 août.
La notion de « 2ème jour de pré-rentrée » n’existe donc pas. Le nouveau calendrier indique cette année
« (*)Pour les enseignants, deux demi-journées (ou un horaire équivalent), prises en dehors des heures de cours, pourront être dégagées, durant l’année scolaire, afin de permettre des temps de réflexion et de formation sur des sujets proposés par les autorités académiques. »

Le BN invite donc les sections à communiquer afin qu’aucune pression ne s’exerce auprès des collègues pour se réunir avant la rentrée.
En tout état de cause, le BN rappelle que ces heures de réunion doivent être déduites des 108h pour être comptabilisées dans les obligations réglementaires de service.
Le BN mandate le SN pour envoyer une note explicative à l’ensemble des syndicats départementaux.

Droit syndical

La FNEC FP-FO a été reçue en audience auprès du cabinet de la ministre le 15 juin afin d’évoquer tous les cas concrets de non respect du droit syndical : non remplacement des ASA ; difficultés à tenir les RIS et respect de la réglementation FP concernant la tenue des RIS dans le 1er degré ; difficultés à propos des CT, CAP, CHSCT ; difficultés pour la formation syndicale ; remises en cause de représentants syndicaux, ainsi que la question du SMA dans les écoles (Cf le compte-rendu du 17 juin de cette audience).
D’ores et déjà certains des dossiers présentés ont obtenu satisfaction :

  • Dans le Vaucluse, annulation du retrait de salaire concernant un camarade pour demande d’ASA jugée trop « tardive » ;
  • Dans la Somme, courrier du DASEN renonçant à sanctionner les collègues pour non justificatif de présence au congrès du SNUDI-FO 80 ;
  • Dans le Tarn, application de l’article 11 et soutien personnel de la rectrice suite à l’ingérence de la mairie concernant une de nos représentantes syndicales.

Le BN du SNUDI-FO enregistre avec satisfaction l’avancée de ce dossier due à notre détermination et opiniâtreté, à la fois au niveau départemental ou académique et au niveau national.
Il invite donc tous les syndicats départementaux à continuer à intervenir auprès des DASEN, recteurs sur toutes les remises en cause du droit syndical et à les faire remonter de façon précise au national si nécessaire.

Syndicalisation/développement

Le BN du SNUDI-FO s’inscrit pleinement dans l’appel à « renforcer la syndicalisation des agents et des salariés dans les syndicats de la FNEC FP-FO » de la résolution de la CEF des 26 et 27 août 2015 : « la CEF rappelle qu’in fine, la constitution du rapport de force des salariés et des agents de la fonction publique vis-à-vis de leurs employeurs est totalement reliée à l’implantation des syndicats de base.
La CEF constate que la progression significative de FO aux élections professionnelles de 2014 s’est traduite par le renforcement significatif des syndicats de la fédération qu’il faut poursuivre.
…Elle appelle donc toutes les structures de la fédération à accentuer la campagne d’adhésions et d’implantation de syndicats dans les semaines qui viennent pour stopper les dégradation précitées et établir le rapport de force qui permettra d’obtenir la satisfaction des revendications
 ».
Pour le SNUDI-FO, la progression importante de la syndicalisation se confirme pour 2015 (+ 8%) avec constitution de nouveaux syndicats départementaux.
A cette rentrée où « la situation n’a jamais été aussi grave pour les personnels » et où « c’est la grève qui est à l’ordre du jour » (résolution CEF des 26 et 27 août), le BN invite les syndicats départementaux à mettre la question de la syndicalisation au centre de la discussion des instances à tous les niveaux
(Campagne de syndicalisation, discussions dans les salles des maîtres dès la prérentrée, plan de RIS, tournées d’écoles, …)■
Montreuil, le 28 août 2015


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